Le café de la Jeunesse et Rouiba


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Marguerite Stallano déclarait ne pas savoir lire et ne pas être allée à l'école, mais elle lisait le journal, comme sa sœur Marie qui, elle, s'intéressait essentiellement à l'horoscope et à la rubrique nécrologique.

Très jeune, elle avait été "placée" à la ferme De Quillacq, c'était le sort des jeunes filles de l'époque qui devaient gagner leur pain le plus tôt possible.

Marguerite Stallano avait épousé Joseph Camps à son retour de la guerre. C'était le fils de Vincente Carchano, épouse Camps.

Vincente avait perdu deux de ses fils, elle a vécu à Rouïba jusqu'à 96 ans, elle qui était née à Gorga en Espagne, n'a pas voulu quitter son pays. Elle est morte après l'indépendance, en 1963 et fut enterrée au cimetière de Rouïba.

 

 

 

Joseph et Marguerite ont tenu le Café de la Jeunesse dans la rue principale de Rouïba. C'était le lieu de rencontre de la jeunesse du village mais aussi de la famille qui avait dû quitter Alger pendant la guerre.

Joseph avait été gazé durant la guerre, il a survécu jusqu'en 1933 où la mort l'a emporté à 39 ans, il laissa deux orphelins : William Camps et Andrée Camps qui aidèrent leur mère à tenir le café.

Les années les plus florissantes furent après le débarquement des Américains, très friands du "Moscatel" maison.

1946, Michel Amengual épouse Andrée Camps, ils logent dans l'ancienne maison d'Antoinette Pons, c'est là que naîtra le premier fils : Guy.

En 1949, la famille décide de s'installer au Cap Matifou, dans le café-épicerie des Stallano.

L'ex Café de la Jeunesse à la fin du XXe siècle. Voyez à la page "vos témoignages" des photos plus récentes que nous a envoyées Ali du Hamiz, à voir aussi son blog indiqué à la page des liens.

 

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